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Délurons - Page 5

  • Le Moyen âge à travers la littérature locale

    1er épisode

    2ème épisode

    3ème épisode

    4ème épisode

    5ème épisode

    6ème épisode

    7ème épisode

    8ème épisode

    Participants :

     

    Pierre-Georges Duhamel pour « Jean de Berry »

     

     

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    Julien Molard pour « Vers l’unité de la France »

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    Jacques Faugeras pour « Perrinet Gressart »

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    Pierre Braud pour « l’imagier du duc de Berry »

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    Débat animé par Jean-Baptiste Luron pour « RCF en Berry » également diffusé sur « Terroir du Cher ».

     

    3ème épisode :

    Les frères de Charles V


    JF : Ce petit peuple, essentiellement constitué de paysans, vivait comme il le pouvait dans un pays ravagé par la guerre et par les exactions des forces armées plus ou moins officielles qui se disputaient le territoire. Quant au nombre des combattants réunis par tous ces chefs de guerre, il est difficile d'être précis. Cela dépendait d'abord de la période. Il y avait des périodes d’affrontement officialisés, si l'on peut s'exprimer ainsi, et des périodes de trêve. Pendant les périodes de trêve, la situation des paysans n'était pas plus brillante, et peut-être même que pendant les périodes d'affrontement, dans la mesure où les bandes de routiers qui n'étaient plus payées pendant les trêves vivaient sur le pays, pillant, violant, incendiant, se conduisant de façon absolument épouvantable.

    En ce qui concerne ces bandes, si certains de leurs chefs étaient d'une véritable envergure, d'autres l'étaient beaucoup moins. Perrinet Gressart, par exemple, on suppose qu'il était originaire du Poitou. Il s'était fait connaître déjà dans le nord de la France avant d'arriver en Nivernais, puisque c'est essentiellement là qu'il a sévi. Pour les gens de La Charité, puisque cette ville était en quelque sorte sa petite capitale, il a été un bienfaiteur dans la mesure où, pendant une quinzaine d'années, pendant toute la période où il a dominé cette bande de terrain sur la rive droite de la Loire. La Charité, contrairement à toute la région environnante, a vécu dans le calme le plus absolu, étant donné que ni les Bourguignons, ni les troupes dépendant de Charles VII n'avaient l'idée de se frotter à La Charité.

    Quant à la constitution de ces bandes, elles étaient constituées de façon extrêmement hétéroclite dans la mesure où il y avait parmi elles de véritables forbans, des hommes de sac et de cordes. Mais il y avait également des aristocrates notoires de la région qui n'hésitaient pas à se mettre sous les ordres de Perrinet Gressart. Perrinet Gressart, d'autre part, a épousé Huguette de Corvol qui était l'héritière d'une des plus vieilles familles nobles du Nivernais. Et plusieurs membres de la famille de Corvol n'ont pas hésité, avec beaucoup d'autres nobles des environs, à servir sous Perrinet Gressart. C'est-à-dire à devenir des mercenaires officiellement des Bourguignons et des Anglais, mais pratiquement des hommes des Anglais. Perrinet Gressart, pendant quinze ans, a mené une politique qui était la politique de Bedford, le régent anglais du royaume de France occupé par les Anglais.

    JBL : Pierre-Georges Duhamel, est-ce qu'au niveau de pouvoir de Jean de Berry, on se rendait compte de ces problèmes que vivait le petit peuple ?

    PGD : Il s'en rendait très bien compte parce que Jean de Berry n'était pas un homme, contrairement à ce qu'on pourrait croire, qui vivait enfermé dans son château à contempler ses œuvres d'art. L'administration d'un grand pays, de grands apanages, réparti sur plusieurs centaines de kilomètres correspondait à une nécessité de se déplacer en permanence. Il n'avait évidemment pas de téléphone pas de fax, tout le monde le conçoit bien. Il n'y avait même pas de chemins et la seule façon pour un administrateur de haut niveau de connaître ses administrés, de savoir quels sont leurs besoins, de dialoguer avec eux, parce qu'il le faisait en permanence, consistait à se déplacer à cheval sur tout le territoire qu'il avait en administration.

    C'est-à-dire que Jean de Berry a passé son temps à se promener depuis Paris où il devait être pour les conseils du roi, son souverain, le Berry, bien entendu, où il avait installé sa résidence principale, le Languedoc, le Poitou, l'Auvergne, et plusieurs autres territoires. Jean de Berry a passé l'essentiel de sa vie à se promener au contact de la population. Et il la recevait dans chaque ville, dans chaque forteresse où il passait, surtout dans le Midi ou dans le Languedoc où il y avait des représentants très officiels de la population qui provenaient des états du Languedoc. Donc, on ne peut pas dire que Jean de Berry ait ignoré un quart de seconde ce qui se passait dans le Berry ou ailleurs. Jean de Berry comme les autres.

    JBL : Jean de Berry assumait le rôle de Dominique Straus-Khan aujourd'hui. L'argent qui servait au fonctionnement de l'appareil de l'état, comment était-il prélevé, et auprès de qui ?

    PGD : Il était prélevé, vous vous en doutez bien, auprès des populations. Et d'ailleurs, le problème dépasse largement Jean de Berry. C'est le problème de tous les rois de France, de toutes les équipes dirigeantes depuis que la guerre existe. En temps de non guerre, ce qui est arrivé dans le royaume, tout au moins avant la période dont nous parlons, le roi se contentait de prélever les ressources de ses propres domaines, ce qui était tout différent. C'est-à-dire qu'il ne prenait pas sur la population en général. A partir du moment où la guerre permanente est apparue, même si il y avait de nombreuses trêves comme l'a rappelé Jacques Faugeras, les ressources du domaine royal n'ont, bien entendu, plus jamais suffi pour alimenter la guerre. C'est-à-dire qu'il a fallu inventer les tailles, des impôts variés qui retentissaient sur toute la population. Et il ne faut pas croire qu'elle l'ait toléré de bon cœur. A la fin du règne de Charles V, vers 1380, il y avait une telle lassitude du peuple vis-à-vis de ces impôts, qu'on a assisté à un certain nombre de révoltes de grande envergure, en particulier dans le Languedoc où les Languedociens ont un jour mangé un percepteur. C'est vous dire que la contestation allait assez loin. La réclamation, la protestation étaient permanentes. Et quand le roi Charles V est mort, il avait si bien ressenti la nécessité de ralentir les impôts que sur son lit de mort, il a demandé qu'on en éteigne quelques uns. Il n'allait pas très loin, mais il voulait qu'on arrête quelques tailles. Et les Français ne l'ont pas pris sur ce ton. Après sa mort, ils ont cru comprendre que le roi de France allait supprimer certains impôts.  Et les frères du roi défunt, Jean de Berry, Philippe de Bourgogne et Louis d'Anjou, qui étaient devenus régents ont dû faire face à une révolte généralisée dans tout le pays. Et cela a amené jusqu'à une guerre, à une bataille en Flandre à Rousebeck, à laquelle Jean de Berry a lourdement participé. Lui, le non militaire a commandé une aile de l'armée. Ce jour-là, il a battu les Flamands qui étaient en guerre contre le comte de Flandre, c'est-à-dire contre Philippe le Hardi et son beau-père. Et il a fallu après reconquérir Paris qui s'était mis en révolte. Et à partir de là, toutes les autres villes qui l'étaient également se sont couchées parce qu'elles ont compris qu'elles ne résisteraient pas. Mais ne croyez pas que les impôts étaient tolérés.

    JM : J'aimerais demander à Pierre-Georges Duhamel une précision : Ce qu'il a dit sur Jean de Berry m'a beaucoup intéressé, parce que pour moi ce personnage représentait la magnificence, le mécène, l'homme des arts. Et j'ai toujours eu une sympathie pour Louis d'Anjou qui me paraissait beaucoup plus posé, beaucoup plus politique. Alors, je voudrais savoir pourquoi cette différence. Comment on peut réhabiliter l'image de Jean de Berry ?

    PGD : Si vous comparez Louis d'Anjou à Jean de Berry, vous me rendez la tâche trop facile. Louis d'Anjou était l'aîné des trois frères du roi Charles V. C'est lui qui a reçu la régence à la mort de son frère Charles V. Il avait depuis au moins une dizaine d'années sa grande ambition qui le menait à sacrifier absolument tout le reste à cette ambition. C'est à dire qu'il avait manœuvré pendant cinq ou six ans pour se faire nommer héritier du royaume de Naples. Il a dépensé pour cela beaucoup d'argent. Un argent qui n'était pas le sien mais celui du trésor royal. Il avait ensuite vraiment terrorisé le Languedoc dont il était à l'époque le lieutenant royal à tel point que c'est sous son règne que les Languedociens se sont mis à bouffer les percepteurs. Donc son action locale est absolument misérable. Ensuite, à la mort du roi de France, tout le monde a la conviction qu'il a commencé par rafler les liquidités du trésor royal et à les mettre dans sa poche. Et c'est avec cet argent-là, et en accumulant encore les impôts sur le peuple puisqu'il était le régent, qu'il amasse un trésor. Ce trésor, il va l'emmener en Italie dans le royaume de Naples dont il est héritier. Car ce royaume de Naples reste à conquérir parce qu'il y a des gens qui contestent violemment cet héritage. Louis d'Anjou est à mon avis le plus néfaste des quatre frères. C'est celui qui a dépensé le plus et c'est celui qui a obtenu le moins de résultats sauf dans ses campagnes de Guyenne qui ont été honorables.

     à suivre

    1er épisode

    2ème épisode

    3ème épisode

    4ème épisode

    5ème épisode

    6ème épisode

    7ème épisode

    8ème épisode

  • Camarades chrétiens, Sachons raison garder

    Camarades chrétiens, en 2005 - 2007, il vous est arrivé deux malheurs sur le dos ; Benoît XVI au pontificat et Nicolas Sarkozy à la présidence de la République. C'est à ce moment que je vous ai quittés éclairé par d'autres événements.

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    Le premier a réintégré les intégristes, croyant les contrôler alors que ce sont eux qui se sont mis à contrôler l'Eglise. Dans le même mouvement, le second a durci son discours, pensant récupérer l'extrême droite. C'est celle-ci qui a phagocyté la droite.

    Quelle est la méthode ? Toujours la même ! Que ce soit à la République ou à votre religion, on prend une valeur forte et on s'en fait un emblème. Mais ne vous y trompez pas, ne nous y trompons pas, c'est pour servir leur cause, non la vôtre, non la nôtre ! J'exagère ?

    - Républicains, ils veulent la laïcité. Et ils la défendent en pratiquant votre charité qui vous tient tant à coeur : ils ont inventé la soupe de cochon distribuée aux sdf pour exclure les musulmans de cette charité. L'exclusion, est-ce votre valeur ?

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    - Arrive la proposition de loi pour le mariage pour tous. Une loi qui ne concerne en aucune manière la sphère religieuse puisqu'il s'agit du mariage civil. Ils embrayent sur des manifestations, quelquefois violentes, où vos valeurs sont bafouées puisqu'on a vu jusqu'à la caricature de la ministre de la justice en guenon sous prétexte qu'elle est noire. Et vous avez défilé avec eux. Pourtant, je me souvient, au milieu des années 1990, le dirigeant d'un parti voulait récupérer la célébration du baptême de Clovis. L'archevêque de Reims, ce jour-là, avait fermé sa cathédrale pour ne pas compromettre l'institution religieuse avec ça ! Il est loin ce temps.


    Et voilà qu'aujourd'hui, c'est votre crèche qui est l'otage de leurs revendications. La crèche est le dernier symbole de Noël qui ne soit pas récupéré par la sphère commerciale. Au nom des traditions - dont, évidemment, ne se sont jamais servi les athées - ils veulent la récupérer pour en faire un symbole de lutte anti-musulman. Et vous laisserez faire ?

  • Le Moyen âge à travers la littérature locale 2ème épisode

    1er épisode

    2ème épisode

    3ème épisode

    4ème épisode

    5ème épisode

    6ème épisode

    7ème épisode

    8ème épisode

    Participants :

    Pierre-Georges Duhamel pour « Jean de Berry »

     

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    Julien Molard pour « Vers l’unité de la France »

     

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    Jacques Faugeras pour « Perrinet Gressart »

     

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    Pierre Braud pour « l’imagier du duc de Berry »

     

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    Débat animé par Jean-Baptiste Luron pour « RCF en Berry » également diffusé sur « Terroir du Cher ».


     

    2ème épisode :

    Grands et petits au XIVème

     

     

    JBL : Jean de Berry doit sa célébrité à l'art.

    PGD : C'est là-dessus qu'il a laissé sa plus grande réputation. Il a laissé des œuvres considérables. Mais la plupart ont été perdues ou gâchées par les épisodes suivants de la guerre de cent ans. On a conservé de lui surtout la notion des châteaux qu'il a fait construire puisqu'à un certain moment de sa vie, on a pu dire que Jean de Berry avait dix-neuf châteaux majeurs, sans compter les petits. Et les châteaux majeurs, c'était quelque chose d'impressionnant.

    On a dit que Jean de Berry avait dépensé beaucoup d'argent sur la construction de ses châteaux. C'est vrai. Il faut considérer que ses frères, Philippe de Bourgogne et Louis d'Anjou, qui avaient les mêmes moyens que lui ont dépensé moins d'argent pour leurs châteaux pour des raisons évidentes, c'est que dans leurs apanages, ils en ont déjà trouvé, en particulier Philippe de Bourgogne, qui en Bourgogne et dans les Flandres a recueilli une série de châteaux tout à fait convenable. Mais ces deux frères on dépensé beaucoup plus d'argent que lui, et de l'argent du royaume, pour poursuivre leur politique, Louis d'Anjou en Italie, et Philippe de Bourgogne du côté des Flandres. Donc, celui qui a coûté le plus cher au trésor, ce n'est pas Jean de Berry, c'est très probablement Louis d'Anjou.

    JBL : Jean de Berry récoltait l'impôt.

    PGD : Il était responsable des finances dans tous ses apanages. Et il faut ajouter que Jean de Berry, qui a souvent participé au gouvernement de la France, puisqu'il était pair du royaume, et régent adjoint avec son frère Philippe de Bourgogne. Il a certainement participé à la collecte de tous les impôts comme ses frères et comme le roi. Mais pas davantage.

    Et je voudrais ajouter que dans la construction des nombreux châteaux de Jean de Berry, certains étaient de construction obligatoire, la plupart d'entre eux, d'ailleurs, parce que les provinces dont il héritait en apanage étaient des provinces qui jusqu'alors n'avaient pas été dotées d'une administration particulière. Elles étaient administrées depuis Paris, depuis le royaume. Et quand Jean de Berry est arrivé en Berry, par exemple, vers 1365, il n'a trouvé ni une demeure pour se loger lui, ni une demeure pour installer son administration. Il a été obligé de cohabiter avec l'archevêque de Bourges. Une situation de SDF de luxe, peut-être, mais qui ne pouvait évidemment pas durer. Et les constructions de Jean de Berry, dans le Berry ou dans d'autres provinces, ont été parfaitement justifiées parce qu'elles étaient nécessaires. Je voudrais rappeler à titre d'exemple que, de nos jours, quand on crée un nouveau département ou une nouvelle région, quelle est la première chose qu'on installe ? C'est l'hôtel du département. C'est l'hôtel de la région. J'en ai vu construire un certain nombre. Et ce ne sont pas non plus des HLM !

    JBL : A la fin de sa vie, le Berry est une pièce essentielle du royaume. Ce sera à la fin de cette époque-là que Bourges sera capitale sous son petit neveu.

    PGD : Le Berry est une pièce essentielle du royaume. Il l'a été depuis longtemps. Il faut remonter presque au temps de Philippe-Auguste pour s'en rendre compte puisqu'à l'époque, le royaume, c'est l'Ile de France à peine élargie. Et le Berry, en partie, sera la première province du roi au sud de la Loire. D'où un siècle ou deux déjà de guerre avec l'Angleterre. Mais il vrai que, à la période où l'Anglais est maître de Paris, c'est à dire à la période post Azincourt, les apanages de Jean de Berry, le Berry, mais aussi le Poitou, l'Auvergne, le comté de Mâcon, l'Aunis et la Saintonge, tout cela va passer à son petit neveu, le roi de France Charles VII. Et c'est à partir de ces provinces-là qui sont bien administrées et en bon état, qui ont de bonnes structures établies par Jean de Berry, que le roi de France va pouvoir repartir à la conquête de son royaume.

    JBL : Pendant ce temps, il y avait des petits personnages qui travaillaient, Pierre Braud ?

    PB : Il y avait ce qu'on appelait les serfs, c'est à dire toute cette partie de la population qui gravitait autour de l'abbaye, par exemple de Vierzon, qui servaient l'abbaye, qui ont pris après leur liberté en la rachetant. Ces gens qui étaient dans la forêt de Vierzon avaient une culture bien modeste. Ils avaient quelques animaux. Ils vivaient dans des masures construites avec des moyens de fortune, murs en torchis, toit en paille. Ils n'étaient pas malheureux compte tenu du contexte dans lequel ils se trouvaient, car ils avaient la sécurité. Et ils pouvaient toujours se réfugier derrière les murs de l'abbaye en cas de danger. C'est le cas dans l'épisode de l'imagier du duc de Berry situé en 1356, quand Vierzon a été assiégé par le Prince Noir. Ces gens-là avaient toute une structure sociale qui faisait qu'ils se contentaient de ce qu'ils avaient. Après nous arrivons sur Bourges où le héros du roman rentre dans le cadre du corporatisme. Et là, on a tout un aperçu sur la façon dont les corporations étaient organisées. Il y avait déjà du social. Enormément de social dans le cadre des corporations. Le maître du héros est tombé malade. Il a été pris en charge par la corporation. Il n'était pas abandonné. Il recevait le secours. Sa famille était nourrie.

    JBL : On est dans une période de guerre, même s'il y a eu des périodes de calme, et notamment au début du règne de Charles VI. Comment le petit peuple ressentait-il la guerre ? Je pense qu'Alain Chartier donne une réponse : le Quadrilogue Invectif met en présence quatre personnages.

    JM : Alain Chartier, dans son Quadrilogue parle du peuple. C'est une allégorie puisque, pour la première fois, le peuple est représenté en tant que peuple. Mais à travers les écrits du quadrilogue, on sent que le peuple souffre beaucoup. Il souffre parce que le pouvoir royal n'est plus affermi. Il souffre parce que la noblesse vit sur le pays. Parce que la guerre se fait sur le pays. Il s'agit d'un texte littéraire et politique. Il s'agit d'un pamphlet fait pour convaincre. Alain Chartier est partisan du dauphin, le futur Charles VII. A travers les propos du peuple, on sent une souffrance profonde.

    1er épisode

    2ème épisode

    3ème épisode

    4ème épisode

    5ème épisode

    6ème épisode

    7ème épisode

    8ème épisode

  • Ca pousse vite...

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    Qu'est-ce qui inquiète Jade ?

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    Il n'y avait pas de sapin sur cette table avant !

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    Il n'y en avait pas non plus au coin de la rue...

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    Et voilà qu'il en pousse un devant le puits.
    Décidément ça pousse très vite les sapins...
    Bien plus vite que les boulangeries !

  • Tiens, décembre est arrivé

    Accident, mercredi dernier aux archives, Sylvie a cassé l'appareil qui lui sert à faire ses relevés pour le prochain aux éditions de Borée...

    Mesure d'urgence, il faut convoquer le père Noël...

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    Le message a été reçu ; dans un bon [petit] coin, un fujifilm ; et c'est reparti comme en 1913... c'est la date à laquelle elle s'était arrêtée.

  • Heureuse surprise...

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    Disons le tout net, je ne suis même pas un beloteur du dimanche. Tout juste des jours fériés. Et encore, parce que la famille préfère la belote alors que j'aime mieux le tarot. Lorsque mon fils a appelé mon épouse en début de semaine pour être sa partenaire au concours d'hier samedi 22 organisé par les anciens de sa commune, Feux, j'ai dit : "je vous accompagne".

    Une semaine occupée par deux stagiaires justifiait un moment de détente. C'est dire que je ne me suis pas engagé dans l'aventure avec un esprit compétiteur.

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    J'ai trouvé un équipier sur place. C'était ma première chance. Celui-ci, habitant de Torteron, est un expert : pas une faute et surtout le sens du jeu.

    De plus, sur les sept premiers coups de carte de la première partie, une chance insolente : 1156 points marqués contre moins de 100 à nos adversaires. Et je puis dire que malgré les nombreux points que j'ai fait perdre, mon partenaire a tenu le choc puisque le ticket est parlant; 5063 points et la première place.

    Presque aussi extraordinaire que la toute première course que j'ai gagnée, premier sur 500 000 000. Et quel lot cette fois là, c'était la course pour la vie !

  • Marie du Berry évoque un soldat de 14

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    En phase avec une exposition sur Gaston Fournier, boulanger parti au front, le lundi 10 novembre dernier, Marie du Berry avait présenté son spectacle, ceux de l'arrière.

    Gaston fournier était le père de Popaul Fournier, du bistrot de la fontaine de Fontenay, donc le père de Brigitte qui a repris le flambeau. Il était aussi le père de madame Pinglot qui a tenu le bar loto tabac de Saint-Satur.

    Le 12 novembre, c'est à Saint-Germain-des-Bois qu'elle émouvait son public. Il nous reste une seule possibilité pour profiter de ce spectacle, une dernière séance le dimanche 7 décembre à 15 h chez elle à la Renardière à Blancafort. C'est d'ailleurs là qu'on peut la contacter pour retenir.

     Ceux de l'arrière, son spectacle est basé sur le roman Gusse de François Barberousse. Cet auteur, reparti dans l'oubli avec que les éditions Marivolle éditent Gusse resté sans publication était né la dernière année du XIXème siècle à Brinon-sur-Sauldre. Il ne pourra être engagé dans le conflit que quelques mois avant l'armistice - à ses 18 ans - sans pouvoir accéder au front. Il continuera son engagement au Maroc entre les deux guerres, participera à la bataille de 1940 et s'engagera dans la Résistance.