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Blog - Page 4

  • Le Moyen âge 6

    1er épisode

    2ème épisode

    3ème épisode

    4ème épisode

    5ème épisode

    6ème épisode

    7ème épisode

    8ème épisode

    Le Moyen âge
    à travers la littérature locale

     

    Pierre-Georges Duhamel pour « Jean de Berry »

     

     

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    Julien Molard pour « Vers l’unité de la France »

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    Jacques Faugeras pour « Perrinet Gressart »

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    Pierre Braud pour « l’imagier du duc de Berry »

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    Débat animé par Jean-Baptiste Luron pour « RCF en Berry » également diffusé sur « Terroir du Cher ».

    6ème épisode :

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  • Poisson d'avril anticipé

    A peu près chaque année depuis près de trente ans, la Voix du Sancerrois nous gratifie d'un poisson d'avril. Cette année n'a pas dérogé à la règle et, qui plus est, avec huit jours d'avance. Cette fois-ci, c'est très subtil :

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    Vous ne trouvez pas ? Voici la solution :

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  • Le moyen âge 4

    1er épisode

    2ème épisode

    3ème épisode

    4ème épisode

    5ème épisode

    6ème épisode

    7ème épisode

    8ème épisode

    Le Moyen âge
    à travers la littérature locale

    4ème épisode :

     

    Pierre-Georges Duhamel pour « Jean de Berry »

     

     

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    Julien Molard pour « Vers l’unité de la France »

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    Jacques Faugeras pour « Perrinet Gressart »

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    Pierre Braud pour « l’imagier du duc de Berry »

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    Débat animé par Jean-Baptiste Luron pour « RCF en Berry » également diffusé sur « Terroir du Cher ».

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  • Réveil douloureux

    Non, je n'étais pas endormi ; mais entre les différentes activités, plus d'un mois  sans article ici...

    Voici les départementales qui arrivent et le choix va devoir se faire... Encore faut-il savoir pour qui et pour quoi nous allons voter... Avant pour qui, pour quoi, pour savoir quelles compétences mettre en place. Un bon média de ce jour vient de nous en tirer les grandes lignes, le "Canard enchainé" :

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    Et, chouette, j'ai reçu dans ma boite aux lettres les professions de foi de deux binômes.

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  • Comment fabriquer des nouveaux pauvres...

    Il suffit de lire le Berry de ce jour pour connaître la recette.

    Déjà, en début de semaine, le quotidien local nous expliquait les difficultés de maintenir une boulangerie dans les villages. En ce samedi 7 février, un petit entrefilet nous apprend que la nouvelle boucherie de Jars est en liquidation. Avec un excellent suivi, le quotidien rappelle les efforts de la commune pour rouvrir ce commerce qui avait déjà subi le même sort. On était même allé jusqu'à TF1 pour faire savoir le dynamisme de la commune. Résultat : un couple de jeunes endetté qui ont rejoint la cohorte des pauvres.

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  • Le Moyen âge à travers la littérature locale

    1er épisode

    2ème épisode

    3ème épisode

    4ème épisode

    5ème épisode

    6ème épisode

    7ème épisode

    8ème épisode

    Participants :

     

    Pierre-Georges Duhamel pour « Jean de Berry »

     

     

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    Julien Molard pour « Vers l’unité de la France »

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    Jacques Faugeras pour « Perrinet Gressart »

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    Pierre Braud pour « l’imagier du duc de Berry »

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    Débat animé par Jean-Baptiste Luron pour « RCF en Berry » également diffusé sur « Terroir du Cher ».

     

    3ème épisode :

    Les frères de Charles V


    JF : Ce petit peuple, essentiellement constitué de paysans, vivait comme il le pouvait dans un pays ravagé par la guerre et par les exactions des forces armées plus ou moins officielles qui se disputaient le territoire. Quant au nombre des combattants réunis par tous ces chefs de guerre, il est difficile d'être précis. Cela dépendait d'abord de la période. Il y avait des périodes d’affrontement officialisés, si l'on peut s'exprimer ainsi, et des périodes de trêve. Pendant les périodes de trêve, la situation des paysans n'était pas plus brillante, et peut-être même que pendant les périodes d'affrontement, dans la mesure où les bandes de routiers qui n'étaient plus payées pendant les trêves vivaient sur le pays, pillant, violant, incendiant, se conduisant de façon absolument épouvantable.

    En ce qui concerne ces bandes, si certains de leurs chefs étaient d'une véritable envergure, d'autres l'étaient beaucoup moins. Perrinet Gressart, par exemple, on suppose qu'il était originaire du Poitou. Il s'était fait connaître déjà dans le nord de la France avant d'arriver en Nivernais, puisque c'est essentiellement là qu'il a sévi. Pour les gens de La Charité, puisque cette ville était en quelque sorte sa petite capitale, il a été un bienfaiteur dans la mesure où, pendant une quinzaine d'années, pendant toute la période où il a dominé cette bande de terrain sur la rive droite de la Loire. La Charité, contrairement à toute la région environnante, a vécu dans le calme le plus absolu, étant donné que ni les Bourguignons, ni les troupes dépendant de Charles VII n'avaient l'idée de se frotter à La Charité.

    Quant à la constitution de ces bandes, elles étaient constituées de façon extrêmement hétéroclite dans la mesure où il y avait parmi elles de véritables forbans, des hommes de sac et de cordes. Mais il y avait également des aristocrates notoires de la région qui n'hésitaient pas à se mettre sous les ordres de Perrinet Gressart. Perrinet Gressart, d'autre part, a épousé Huguette de Corvol qui était l'héritière d'une des plus vieilles familles nobles du Nivernais. Et plusieurs membres de la famille de Corvol n'ont pas hésité, avec beaucoup d'autres nobles des environs, à servir sous Perrinet Gressart. C'est-à-dire à devenir des mercenaires officiellement des Bourguignons et des Anglais, mais pratiquement des hommes des Anglais. Perrinet Gressart, pendant quinze ans, a mené une politique qui était la politique de Bedford, le régent anglais du royaume de France occupé par les Anglais.

    JBL : Pierre-Georges Duhamel, est-ce qu'au niveau de pouvoir de Jean de Berry, on se rendait compte de ces problèmes que vivait le petit peuple ?

    PGD : Il s'en rendait très bien compte parce que Jean de Berry n'était pas un homme, contrairement à ce qu'on pourrait croire, qui vivait enfermé dans son château à contempler ses œuvres d'art. L'administration d'un grand pays, de grands apanages, réparti sur plusieurs centaines de kilomètres correspondait à une nécessité de se déplacer en permanence. Il n'avait évidemment pas de téléphone pas de fax, tout le monde le conçoit bien. Il n'y avait même pas de chemins et la seule façon pour un administrateur de haut niveau de connaître ses administrés, de savoir quels sont leurs besoins, de dialoguer avec eux, parce qu'il le faisait en permanence, consistait à se déplacer à cheval sur tout le territoire qu'il avait en administration.

    C'est-à-dire que Jean de Berry a passé son temps à se promener depuis Paris où il devait être pour les conseils du roi, son souverain, le Berry, bien entendu, où il avait installé sa résidence principale, le Languedoc, le Poitou, l'Auvergne, et plusieurs autres territoires. Jean de Berry a passé l'essentiel de sa vie à se promener au contact de la population. Et il la recevait dans chaque ville, dans chaque forteresse où il passait, surtout dans le Midi ou dans le Languedoc où il y avait des représentants très officiels de la population qui provenaient des états du Languedoc. Donc, on ne peut pas dire que Jean de Berry ait ignoré un quart de seconde ce qui se passait dans le Berry ou ailleurs. Jean de Berry comme les autres.

    JBL : Jean de Berry assumait le rôle de Dominique Straus-Khan aujourd'hui. L'argent qui servait au fonctionnement de l'appareil de l'état, comment était-il prélevé, et auprès de qui ?

    PGD : Il était prélevé, vous vous en doutez bien, auprès des populations. Et d'ailleurs, le problème dépasse largement Jean de Berry. C'est le problème de tous les rois de France, de toutes les équipes dirigeantes depuis que la guerre existe. En temps de non guerre, ce qui est arrivé dans le royaume, tout au moins avant la période dont nous parlons, le roi se contentait de prélever les ressources de ses propres domaines, ce qui était tout différent. C'est-à-dire qu'il ne prenait pas sur la population en général. A partir du moment où la guerre permanente est apparue, même si il y avait de nombreuses trêves comme l'a rappelé Jacques Faugeras, les ressources du domaine royal n'ont, bien entendu, plus jamais suffi pour alimenter la guerre. C'est-à-dire qu'il a fallu inventer les tailles, des impôts variés qui retentissaient sur toute la population. Et il ne faut pas croire qu'elle l'ait toléré de bon cœur. A la fin du règne de Charles V, vers 1380, il y avait une telle lassitude du peuple vis-à-vis de ces impôts, qu'on a assisté à un certain nombre de révoltes de grande envergure, en particulier dans le Languedoc où les Languedociens ont un jour mangé un percepteur. C'est vous dire que la contestation allait assez loin. La réclamation, la protestation étaient permanentes. Et quand le roi Charles V est mort, il avait si bien ressenti la nécessité de ralentir les impôts que sur son lit de mort, il a demandé qu'on en éteigne quelques uns. Il n'allait pas très loin, mais il voulait qu'on arrête quelques tailles. Et les Français ne l'ont pas pris sur ce ton. Après sa mort, ils ont cru comprendre que le roi de France allait supprimer certains impôts.  Et les frères du roi défunt, Jean de Berry, Philippe de Bourgogne et Louis d'Anjou, qui étaient devenus régents ont dû faire face à une révolte généralisée dans tout le pays. Et cela a amené jusqu'à une guerre, à une bataille en Flandre à Rousebeck, à laquelle Jean de Berry a lourdement participé. Lui, le non militaire a commandé une aile de l'armée. Ce jour-là, il a battu les Flamands qui étaient en guerre contre le comte de Flandre, c'est-à-dire contre Philippe le Hardi et son beau-père. Et il a fallu après reconquérir Paris qui s'était mis en révolte. Et à partir de là, toutes les autres villes qui l'étaient également se sont couchées parce qu'elles ont compris qu'elles ne résisteraient pas. Mais ne croyez pas que les impôts étaient tolérés.

    JM : J'aimerais demander à Pierre-Georges Duhamel une précision : Ce qu'il a dit sur Jean de Berry m'a beaucoup intéressé, parce que pour moi ce personnage représentait la magnificence, le mécène, l'homme des arts. Et j'ai toujours eu une sympathie pour Louis d'Anjou qui me paraissait beaucoup plus posé, beaucoup plus politique. Alors, je voudrais savoir pourquoi cette différence. Comment on peut réhabiliter l'image de Jean de Berry ?

    PGD : Si vous comparez Louis d'Anjou à Jean de Berry, vous me rendez la tâche trop facile. Louis d'Anjou était l'aîné des trois frères du roi Charles V. C'est lui qui a reçu la régence à la mort de son frère Charles V. Il avait depuis au moins une dizaine d'années sa grande ambition qui le menait à sacrifier absolument tout le reste à cette ambition. C'est à dire qu'il avait manœuvré pendant cinq ou six ans pour se faire nommer héritier du royaume de Naples. Il a dépensé pour cela beaucoup d'argent. Un argent qui n'était pas le sien mais celui du trésor royal. Il avait ensuite vraiment terrorisé le Languedoc dont il était à l'époque le lieutenant royal à tel point que c'est sous son règne que les Languedociens se sont mis à bouffer les percepteurs. Donc son action locale est absolument misérable. Ensuite, à la mort du roi de France, tout le monde a la conviction qu'il a commencé par rafler les liquidités du trésor royal et à les mettre dans sa poche. Et c'est avec cet argent-là, et en accumulant encore les impôts sur le peuple puisqu'il était le régent, qu'il amasse un trésor. Ce trésor, il va l'emmener en Italie dans le royaume de Naples dont il est héritier. Car ce royaume de Naples reste à conquérir parce qu'il y a des gens qui contestent violemment cet héritage. Louis d'Anjou est à mon avis le plus néfaste des quatre frères. C'est celui qui a dépensé le plus et c'est celui qui a obtenu le moins de résultats sauf dans ses campagnes de Guyenne qui ont été honorables.

     à suivre

    1er épisode

    2ème épisode

    3ème épisode

    4ème épisode

    5ème épisode

    6ème épisode

    7ème épisode

    8ème épisode

  • Camarades chrétiens, Sachons raison garder

    Camarades chrétiens, en 2005 - 2007, il vous est arrivé deux malheurs sur le dos ; Benoît XVI au pontificat et Nicolas Sarkozy à la présidence de la République. C'est à ce moment que je vous ai quittés éclairé par d'autres événements.

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    Le premier a réintégré les intégristes, croyant les contrôler alors que ce sont eux qui se sont mis à contrôler l'Eglise. Dans le même mouvement, le second a durci son discours, pensant récupérer l'extrême droite. C'est celle-ci qui a phagocyté la droite.

    Quelle est la méthode ? Toujours la même ! Que ce soit à la République ou à votre religion, on prend une valeur forte et on s'en fait un emblème. Mais ne vous y trompez pas, ne nous y trompons pas, c'est pour servir leur cause, non la vôtre, non la nôtre ! J'exagère ?

    - Républicains, ils veulent la laïcité. Et ils la défendent en pratiquant votre charité qui vous tient tant à coeur : ils ont inventé la soupe de cochon distribuée aux sdf pour exclure les musulmans de cette charité. L'exclusion, est-ce votre valeur ?

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    - Arrive la proposition de loi pour le mariage pour tous. Une loi qui ne concerne en aucune manière la sphère religieuse puisqu'il s'agit du mariage civil. Ils embrayent sur des manifestations, quelquefois violentes, où vos valeurs sont bafouées puisqu'on a vu jusqu'à la caricature de la ministre de la justice en guenon sous prétexte qu'elle est noire. Et vous avez défilé avec eux. Pourtant, je me souvient, au milieu des années 1990, le dirigeant d'un parti voulait récupérer la célébration du baptême de Clovis. L'archevêque de Reims, ce jour-là, avait fermé sa cathédrale pour ne pas compromettre l'institution religieuse avec ça ! Il est loin ce temps.


    Et voilà qu'aujourd'hui, c'est votre crèche qui est l'otage de leurs revendications. La crèche est le dernier symbole de Noël qui ne soit pas récupéré par la sphère commerciale. Au nom des traditions - dont, évidemment, ne se sont jamais servi les athées - ils veulent la récupérer pour en faire un symbole de lutte anti-musulman. Et vous laisserez faire ?